Congrégation des Filles de la Croix – Un site exceptionnel

Chapelle Conventuelle de la congrégation des Filles de la Croix de la Puye (86260)

1er Prieuré construit au XIIe siècle à la suite de l’Abbaye royale de de Fontevraud. Bienvenue à la Puye (86260).

Cette année encore la congrégation des Filles de la Croix vous ouvre ses portes dans le cadre des journées Européennes du Patrimoine.

Plus de 500 visiteurs en 2021. Un site en passe de devenir l’un des incontournables de la Vienne (86)

Une occasion unique de découvrir la somme de travaux exceptionnels réalisés autour de la chapelle conventuelle et des châsses de St André-Hubert ou Ste Jeanne-Elisabeth.

Aménagement du cloitre et des différents jardins, des caves fontevristes du XIIe siècle (…) Et présentation pour la 1ere fois au public du reliquaire de Soeur Maria Laura, béatifiée le 6 juin 2021

Retour sur les deux siècles d’une congrégation, posée sur un écrin de 900 ans d’histoire

          Bien que les premières traces de présence humaine puissent être datées de plus de 7 000 ans, c’est à la construction d’un prieuré par les moines et moniales de Robert d’Arbrissel (fondateur de l’ordre de Fontevrault), entre 1105 et 1111 de notre ère que remonte la création du bourg; sur des terres en friches.

Des terres « à grenouilles » que des siècles durant, moines et moniales s’attacheront à rendre moins inhospitalières, grâce à d’exceptionnels travaux. Des aménagements hydrauliques pour la plupart encore visibles et bien utiles aujourd’hui.

Provisoirement installés sur le site dit de  » la vieille Puye « , les moines et moniales créeront au coeur de ce qui deviendra plus tard un village, 4 sites:

  • Le grand Moustier réservé aux Moniales
  • Le monastère de l’habit pour les moines
  • St Lazare pour les malades
  • Et Ste Madeleine pour les converses.

700 ans de présence fontevriste, balayés par la révolution française

          Déclaré « bien national  » au lendemain de la Révolution, le prieuré sera racheté par Sœur Élisabeth Bichier des Ages, religieuse poitevine, afin d’y installer en 1819, la congrégation des Filles de la Croix.

Deux fondateurs canonisés

Humble curé ayant refusé, au péril de sa vie, de se soumettre à la Constitution Civile du Clergé au lendemain de la révolution française. C’est dans une grange aux «Marsillys», lieu-dit situé sur la commune de St Pierre de Maillé où il exercera de retour d’exil son ministère dans la clandestinité, qu’André Hubert Fournet rencontrera pour la première fois Jeanne Elisabeth Bichier des Ages.

Nous sommes alors en 1797

Une rencontre qui scellera à jamais leurs destinées, et celles de centaines, voir de milliers de personnes à travers le monde (la congrégation ayant en effet compté jusqu’à 286 établissements scolaires à travers la France en 1903 , et aujourd’hui encore près de 350 soeurs sont présentes en Côte d’ivoire, Burkina Faso, Argentine, Brésil, Canada, Espagne, Italie, Thaïlande et France.

Les premières bases de la congrégation

Appelées par le  » Bon Père » – surnom donné à André-Hubert Fournet- pour venir le rejoindre sur St Pierre de Maillé; En 1806, les filles de la croix intégreront la maison dite de « Molante ». Une imposante bâtisse située sur les hauteurs du village, où elles s’occuperont de malades et de 33 orphelines. En plus de porter l’évangile et son enseignement auprès des enfants des campagnes environnantes.

La Maison-Mère de la Puye

Tournant important dans l’histoire de la Congrégation:

La création de la Maison-Mère de la Puye au coeur des vestiges d’un ancien Prieuré fontevriste du XIIe siècle.

La Chapelle conventuelle de la Puye

Construite entre 1868 et 1874, la chapelle ‘‘ conventuelle ’’ à une capacité de 400 places assises environ (hors travées).

La Chapelle conventuelle

En y entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux.

Traversant la Nef en franchissant la grille de chœur, en bois ouvragé, du XVIIème siècle, provenant de l’église des moniales, on ne peut qu’être impressionné par la majesté des lieux.

De part et d’autre de l’autel sont installées, les châsses de Ste Jeanne-Elisabeth et St André-Hubert. Depuis peu, le reliquaire de Maria Laura Mainetti.

Châsse de Sainte Jeanne-Elisabeth

Bien que le cloître originel ait presque entièrement disparu, l’actuel datant de 1931, offre à la méditation et au repos. La cour centrale, qui se trouve sur l’emplacement de l’ancien cimetière fontevriste, est aménagée d’un bassin qui recevait l’eau de la fontaine aux Dames pour alimenter la partie inférieure des bâtiments. On peut aussi voir, dans l’enceinte de la congrégation la petite maison où vivait André-Hubert Fournet et la cellule de Ste Jeanne-Élisabeth.

Visite  » AUDIO  » du site

Début de la visite: Bienvenue dans la cour d’accueil
Les Jardins
Le Cimetière et la Chapelle des Saints
Le Cloître
Assassinat de Soeur Maria Laura
La grande Chapelle
Les Fontevristes
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